Le championnat de France de Football aime l’Amérique du Sud. Espoirs argentins, jeunes prodiges brésiliens ou attaquants colombiens, ils sont nombreux à avoir foulés les pelouses de Ligue 1 avec plus ou moins de talent.
Outre les Mozer, Ronaldinho, Raï, Juninho ou Valdo, de nombreux sud-américains pourtant promis à un aussi brillant avenir se sont brûlés les ailes. Leur nom exotique sentait bon le sable chaud et laissait présager du meilleur. Pourtant, ils se sont plantés, ils se sont méchamment ramassés et sont devenus des "Boulets"... des "Tristinhos".
Longtemps préservé de l’immigration de "Tristinhos" par Guy Roux hostile à toute "folies exotiques", l’AJ Auxerre fait profil bas pour ce qui est de l’acquisition de "boulets" sud-américains.
Nous avons tout de même déniché un obscure défenseur Chilien recruté durant la seule saison ou Guy Roux n’était plus à la tête de l’AJA...
Bordeaux aime les prodiges sud-américains et par défaut les "Tristinhos". Ils sont nombreux à avoir pu fouler le Parc Lescure.
Petite spécificité girondine : Bordeaux achète les sud-américains "en gros". C’est généralement par lots de 2 ou 3 que ces "boulets" immigrent dans le Sud-Ouest.
Après l’échec Celio Silva, le Stade Malherbe s’est montré très prudent sur le marché sud-américain. Très prudent jusqu’à la nomination d’un argentin en tant qu’entraîneur. Calderon va naturellement faire venir ses compatriotes...
Le club normand n’est plus apparu parmi l’élite depuis de nombreuses années. Mais il a tout de même sa place parmi cette base de donnée des clubs employeurs de Tristinhos.
Là encore, il entre de très peu dans ce cercle très fermé. Le suisso-brésilien Veiga a fait pencher la balance avec ses deux matchs sous le maillot havrais.
Le MUC 72 fait son entrée dans le cercle très fermé des clubs français employeurs de sudaméricains plus sexy en photo que sur la pelouse. La faute à D’Amico, surprenant à Lille mais très très triste dans la Sarthe. Désormais, il y a comme une odeur de rillette dans les travées de Léon Bollée...
A l’image du voisin lensois, le LOSC n’est pas non plus adepte du recrutement sud-américain. Quelques ratés sont tout de même à signaler.
Octacillio le fantôme et Robson le prodige déchu sont les deux très grands "Tristinhos" du FC Lorient.
L’OL par l’intermédiaire de son ancien joueur et actuel émissaire au Brésil, Marcelo, est le club français qui réussit le mieux sur le marché sud-américain. De nombreux brésiliens défilent dans la capitale des "Gaules". Très peu de loupés donc.
Après une rapide mise en bouche, il est temps d’attaquer LE gros morceau. "L’Ohèmeuh" est probablement le plus gros consommateur de "Tristinhos" et ce depuis plusieurs générations. Bien sur il y a eu quelques belles surprises comme Carlos Mozer ou Sonny Anderson, mais force est de constater que la cité phocéenne ne réussit pas trop aux sud-américains. Petit inventaire des "boulets" sudaméricains qui étaient censés faire vibrer le Velodrome.
Notons toutefois que l’OM est en partie excusé pour l’acquisition de ses "Tristinhos" par la présence à la tête de l’équipe de Rolland Courbis durant de nombreuses années.
Les sud-américains sont peu nombreux à avoir tentés leur chance dans le club de la principauté. Les quelques rares joueurs à avoir franchis le pas ont souvent été couronnés de succès (Cheventon, Bernardi, Gallardo). Très peu de déchet donc pour l’ASM en terme de recrutement de sud-américains même si 4 joueurs semblent avoir été totalement transparents durant leur séjour sur le Rocher.
J’avoue avoir été très sévère avec les lorrains. Les deux "Tristinhos" suivants ne le furent pas réellement. Sans être brillant, ils n’ont pas non plus atteint le niveau requis pour être qualifié de la sorte. C’est donc avec modération que je vous présente les brésiliens "Semi-Tristinhos" de l’ASNL.
C’est devenu une tradition nantaise. Chaque année, le FC Nantes qui déniche une perle sudaméricaine préfère privilegier la qualité à la quantité. Les "Tristinhos" cannaris sont parmis les meilleurs du monde. De véritables boulets qui pour certains peinent à avoir le niveau d’une DH française.
C’est aussi ça le "jeu à la nantaise" !
Un recent sondage d’un forum de supporters niçois a désigné "La plus grosse brèle de l’histoire du gym". Voici les deux seuls lauréats sud-américains.
Le PSG est probablement le club français ayant la plus grande culture brésilienne. "El Futchebol do Braziou" est une institution au PSG. Jamais depuis 1991 une saison ne s’est déroulée sans brésilien dans l’effectif.
Generalement très bons dans leur recrutement (Raï, Leonardo, Ricardo, Valdo, Ronaldinho), les recruteurs franciliens assignés en Amérique du Sud ont aussi quelques méchants loupés à leur actif.
Une très grande culture "Tristinho" en somme, surtout quand l’entraîneur s’appel Luis Fernandez...
Sixième "Gros Morceau" après Ajaccio, Bordeaux, Nantes, l’OM et le PSG, le Stade Rennais vient compléter la triste famille française des plus gros employeurs de boulets sud-américains. La spécificité bretonne réside dans le fait que la grande majorité des "Tristinhos" rennais ont été recrutés la même saison.
Bienvenu au "Breizh’Ile"
L’AS Saint-Etienne est très peu porté sur le recrutement sud-américain. Le club du Forez nous a plus souvent habitué aux boulets venus d’Europe de l’Est principalement ("Tristinov").
Jusqu’aux années 2000, le FC Sochaux avait été invisible sur le marché maintenant très prisé des "Tristinhos". Toujours dans la volonté de franchir ce palier qui ferait de lui un grand club, le FC Sochaux Montbéliard se devait donc de s’approvisionner en brésiliens de seconde zone.
Le "Tef" a connu son heure de désespoir avec ses sud-américains. Peu avant sa double rétrogradation, le club de la ville rose avait frappé fort sur le marché "Tristinho".
Le club corse par l’intermédiaire de son entraîneur, le charismatique Rolland Courbis est un très gros consommateur de "Tristinho".
Ce petit club sans public et sans ferveur se devait de vite retourner de là ou il venait, c’est à dire de la Ligue 2. Pour cela, rien de plus simple que de faire appel à une délégation brésilienne de seconde zone. Pas moins de 8 "Tristinhos" vont rejoindre l’Ile de Beauté en 3 ans.
Mai 2006 : Mission accomplie, l’ACA est enfin relégué après 4 saisons de triste spectacle parmi l’élite.
Le Sporting n’est pas un gros consommateur de "Tristinhos". Cependant, poussé par la mode, il s’est lui aussi laissé aller à quelques ratés sud-américains.
Club d’une petite ville bretone, l’En Avant de Guingamp n’a pas pour habitude de recruter à l’étranger et encore moins en Amérique du Sud
Le RC Lens est plutôt penché sur le recrutement de jeunes africains. Cependant, quelques "Tristinhos" sud-américains ont pu fouler la pelouse de Bollaert.
Le FC Metz n’a compté à ce jour dans son effectif que trois Tristinhos. Ces trois joueurs sud-américains au mental irréprochable n’avaient incontestablement pas le niveau de la Ligue 1.
Sans faire de bruit, le MHSC s’est aussi fait une place dans l’univers tristinhesque de la Ligue 1. Le club de Louis Nicollin s’est même distingué en faisant signer le frère de Ronaldinho...
Le RCS aime aussi l’Amérique du Sud. Quelques argentins et brésiliens de seconde voir troisième classe sont venus faire frémir le Stade de la Meinau le temps de quelques matchs, histoire de démontrer leur talent inexistant et de terminer la saison, au mieux en CFA et au pire... au chômage.
C’est avec Weldon que l’ESTAC, petit club pourtant tout à fait respectable fait son entrée dans cette base de donnée des clubs employeurs de Tristinhos. Plus habitué à des boulets d’autres horizons, l’ESTAC vient de mettre le doigt dans l’engrenage du boulet brésilien...à ses risques et périls
Tout jeune club, le FC Istres n’en est pas moins triste. Deux brésiliens pourtant prometteurs se sont brulés les ailes dans les Bouches du Rhône.